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PELTRE
2 Fleurs au
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Historique

mairie peltre1

Source: Médiathèque de Metz

Présentation historique

Antiquité et Moyen Age

Sur le territoire communal de nombreuses fouilles archéologiques ont mis en évidence la présence de plusieurs villas gallo-romaines (Champs Dorés, Mercy ...) Celles-ci se trouvaient à proximité de l'antique voie romaine de Reims à Strasbourg, passant par Metz (Cette voie est traditionnellement localisée sur la frange Nord-Est du territoire communal à l'emplacement de l'actuel "Chemin Vert").

C'est au Moyen Âge que remonte l'étymologie de Peltre (Perte). La 1ère mention de Peltre remonte à 875, date à laquelle elle est connue sous le nom de Crispianicum avant d'évoluer en Crepiacum en 936. Sa dénomination évolue au fil des sicècles pour devenir "Perte" en 1192, "Pertre" au XVème siècle, "Pertes" en 1404, "Perthe" en 1681, et "Pelte" en 1756.

Les bans de Crépy et de Peltre étaient alors partagés entre propriétés ecclésiastiques, bourgeoises et patriciennes messines (Abbaye de St Glossinde, familles Baudoche, des Heu). Il y avait là autour de deux maisons fortes (Crépy et La Horgne) les embryons de ce qui allait devenir le village de Peltre. Tout au long du Moyen Age et même plus tard les deux villages vont connaître les bienfaits comme les vicissitudes de leur proximité de Metz : c'est la prospérité agricole due à la vente de raisin, de blé, de bois, les impositions diverses (la dîme), mais aussi les destructions, pillages lors des nombreux conflits qui émaillent l'histoire de la République messine, en lutte avec ses voisins. Au XVIIIe siècle la seigneurie de Peltre est très prospère et compte environ 300 habitants (cf. carte ). Elle appartient alors à Jean Ferrand, Prévôt général à Metz. D'ailleurs les armes de la seigneurerie de la famille Ferrand ( fascé d'argent et de gueules de six pièces)sont aujourd'hui le blason  de notre village .

Depuis le XIXe siècle

C'est seulement au début du XIXe siècle que Crépy et Peltre seront réunis par un chemin praticable. Une nouvelle église est alors édifiée grâce aux dons de M. Pyrot. En 1850, une gare est construite sur la ligne Metz-Strasbourg, juste à côté. L'année 1870 est « l'année terrible » pour la commune Peltre-Crépy : elle est la victime des combats sporadiques qui se déroulent à l'automne, lors du blocus de Metz par les Prussiens : représailles et destruction de l'église, de Crépy (château, Cour haute, Cour basse) et de nombreuses maisons... L'église actuelle est celle qui a été rebâtie dès 1873 en style néo-gothique. Le château qui fut rasé lors du conflit est également reconstruit. La structure du village-rue avec ses usoirs est heureusement conservée. C'est aujourd'hui la physionomie du centre village.

C'est un décret impérial allemand du 02 septembre 1915 (seulment) qui impose le nom de PELTER à notre commune.

Lors du second conflit mondial les dégâts de l'occupation et de la libération (le couvent est détruit le 8 novembre 1944) ne modifieront pas fondamentalement le paysage du village.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, la ferme dite "de Ravinel", située au 27 rue de Gargan a servie d'annexe au camp de concentration de Natzweiler-Struthof. Plus d'une soixantaine de camps annexes du KL-Natzweiler ont vu le jour. Seuls quelques-uns sont attestés sur le territoire mosellan. L'armée allemenade entre dans Peltre  le 14 juin 1940. Le couvent des soeurs de la Providence de Saint André est dans un prmier temps réquisitionné par la police allemande puis transformé en Reservelazaret début 1942. Le camp annexe est mis en place le 31 mars 1943. Une cinquantaine de déportés y séjournera, voire une soixantaine durant les périodes d'affluence. Ce "Aussekommando" est placé sous l'autorité de l'Obersharführer (sergent-chef) René ROMAN. Les déportés seront affectés au service de la SS-Remonte-Schule (école de cavalerie de la SS), les déportés s'occupent des chevaux, des écuries et du matériel lié à l'activité équestre. Ces derniers sont également employés dans divers travaux agricoles et de terrassement à proximité du camp. Face à l'arrivée des Alliés, le camp annexe de Peltre cesse son activité le 31 août 1944. Les déportés ne sont pas libérés mais seront transférés vers le camp principal du Struthof au terme d'une marche forcée de trois jours. Une plaque commémrative fixée au mur de clôture du portail d'entrée de la ferme de Ravinel rappelle l'histoire du lieu.

Aujourd'hui

Les noms des lotissements construits dans la deuxième moitié du XXe siècle témoignent du passé rural et médiéval de la commune : Les Grandes Portions, les Vignes, La Cour Haute.... Peltre passe de 884 habitants en 1968 à 1958 en 2015. Village fleuri (2 fleurs), Peltre est aujourd'hui la porte d'entrée du Val Saint Pierre par la D 955 mais aussi grâce à un réseau de chemins de randonnées (vélos, piétons, cavaliers) qui s'est étoffé par la mise en place progressive d'un réseau de pistes cyclables dans le cadre de l'intercommunalité.